La pression de réussir

La pression de réussir

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En ce mois de février, nous sommes en plein Jeux olympiques d’hiver de Pékin, ou Beijing, c’est selon. Ces Jeux me rappellent inévitablement ma propre expérience d’animateur-annonceur aux J.O.

Nous célébrons d’ailleurs ce mois-ci le 20e anniversaire des Jeux d’hiver de Salt Lake City 2002, mes tout premiers Jeux où j’ai eu le privilège de travailler. J’ai même reçu, le 11 janvier dernier, une invitation spéciale pour une réception officielle, à Salt Lake City, pour commémorer cet anniversaire, invitation envoyée à tous ceux et celles qui ont travaillé à cette XIXe olympiade d’hiver.

On n’a aucune idée de la complexité et de la lourdeur d’une telle organisation tant qu’on ne l’a pas vécue de l’intérieur. Je me rappelle, début février 2002, mon arrivée dans la capitale du Utah. Les majestueuses montagnes aux pics enneigés témoignent dès le premier coup d’œil de l’immensité de cet événement. Tout ce qui suivra me rappellera combien c’est gros, combien c’est suivi et jusqu’à quel point les yeux de la planète sont rivés sur nous. Et puis, à peine quelques jours après être descendu de l’avion, ma cheffe d’équipe de production m’informe que je suis l’heureux élu pour annoncer, en anglais, avec quelques mots de français, la cérémonie officielle de l’arrivée de la flamme olympique au centre-ville de Salt Lake City.

Où veux-je en venir avec tout ça? Un mot: pression.

La pression de savoir que je suis retransmis, en direct, par les réseaux de télé du monde entier, que la planète m’entend et que ma marge d’erreur est inexistante.

Pas de prise deux. Si je cafouille, il est trop tard.

Je dois présenter le président du comité organisateur des Jeux, Mitt Romney (qui sera, en 2012, le candidat républicain à la présidence des États-Unis), le gouverneur de l’État, le maire de Salt Lake City, le président du Comité international olympique et tout un aréopage de personnalités (et d’égos) tout aussi distinguées les unes que les autres.

Le scénario de déroulement est rodé au quart de tour. Plus de 100 000 personnes sont amassées sur la place publique pour cette cérémonie, un moment charnière et significatif des Jeux s’il en est un, et un moment hautement historique pour la ville et pour l’État.

Ma voix retentit partout grâce à un système de haut-parleurs sophistiqué. On me donne le signal dans mes écouteurs, et c’est parti… pas de filet de sécurité, je fonce. Je suis sur l’adrénaline, je sais déjà que c’est un moment dont je me souviendrai toute ma vie.

En bout de ligne, ce que je veux vous dire, c’est que nous sommes familiers et habitués, chez G5 Communications, à ce genre de pression.

Chacun des membres de l’équipe a connu le direct, un échéancier serré, la haute voltige sans filet de sécurité. Au risque de me répéter, votre projet n’est pas moins important que ces J.O. de 2002. Il est de plus petite envergure, mais non moins important.

Et c’est ainsi que nous l’aborderons.

La pression de réussir et d’être les meilleurs? Nous la connaissons. Elle nous nourrit et nous oblige à nous surpasser. Pour vous. Nous l’avons toujours fait et nous continuerons à le faire.

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications