L’été, le baseball, le farniente…

L’été, le baseball, le farniente…

Temps de lecture: 7 minutes

 

Juin. Déjà! Dans mes souvenirs professionnels, l’arrivée du printemps et la venue imminente de l’été me rappellent le baseball, et tout ce qui vient avec. La ligue locale de ma jeunesse, avec nos amis, mais aussi le baseball préparatoire des Blue Jays de Toronto, le baseball majeur, le plus haut niveau, celui que j’ai le plaisir et le privilège d’annoncer à chaque printemps (avant la pandémie de la COVID-19) au Stade olympique à Montréal.

De tous les événements que j’ai animés, qu’ils soient culturels, sportifs, commerciaux ou communautaires, le baseball est assurément l’un des plus relaxes, des plus décontractés. Au baseball, le stress existe pour le lanceur qui est au monticule et qui joue son emploi (ou presque) à chaque présence, pour le frappeur de puissance qui doit justifier son dernier contrat faramineux, mais pas pour l’annonceur du match. Du moins, pas pour moi.

Le baseball est un sport qui se vit dans le présent, de lancer en lancer, de frappeur en frappeur, d’une manche à l’autre, sans précipitation, sans hâte et… sans trop de stress.

Si vous être pressé, vous êtes au mauvais endroit. Si vous êtes stressé, même chose. Ou, non. Une partie de baseball rendra zen le plus anxieux des stressés.

Dès le moment où je mets les pieds au stade, je sens cette atmosphère décontractée.

Sur la passerelle, les reporters et journalistes regardent leurs notes de presse, en attendant le repas d’avant-match. Je descends aux vestiaires pour vérifier de l’information avec les responsables des deux équipes. Les vestiaires sont calmes. Les joueurs blaguent entre eux, se préparent lentement à se diriger vers le terrain pour la période d’échauffement. Le gérant prépare son alignement, jase à bâtons rompus avec les journalistes du beat, de stratégie, de tout et de rien.

Ensuite, le vestiaire des arbitres.

Drôles sans bons sens. Ils se tirent la pipe, se narguent avec leurs décisions ratées de la saison précédente. Mais le stress est totalement absent.

Et puis, la traditionnelle pratique au bâton d’avant-match.

Les joueurs des deux équipes se réunissent autour de la cage des frappeurs, bavardent de la vie, de baseball, de tout et de rien eux aussi. Derrière, en retrait, des personnalités de toutes sortes et de tous les milieux, savourant un moment privilégié d’être sur le même terrain que les joueurs. C’est parfois à se demander si tous ceux qui sont là ont réellement affaire à être là, un peu comme un ring de boxe après un combat de championnat du monde serré.

Et puis, de retour sur la passerelle, le repas d’avant-match, suivi de la partie comme telle.

Le baseball requiert de l’attention, de la concentration, mais il donne le temps de vivre le moment présent. Il permet de jaser avec mon collègue et ami d’enfance, Jean-Guy (le rouquin, sur la caricature de Sylvain Potvin), très grand connaisseur de baseball devant l’Éternel qui m’assiste dans mon travail (c’est Jean-Guy qui m’assiste, pas l’Éternel) pour ne rien rater. Le baseball nous donne le temps de regarder la foule avec des jumelles (on vous a à l’œil). Le baseball est tel qu’il permet d’aller se chercher un breuvage entre les manches, d’échanger avec les journalistes et/ou amis rencontrés en chemin.

La saison de baseball est longue. C’est un marathon. Et un marathon, par sa nature, se court à une vitesse confortable, sans trop se fatiguer inutilement, pour arriver à bon port. Le baseball l’a compris. L’été, c’est le farniente, les vacances. Rien de pressant. Pour un annonceur, c’est le summum de l’appréciation.

Et j’y suis, à nouveau, cet été, en tant qu’annonceur des Titans, au Stade d’Ottawa, un bijou de petit stade de 10 000 places à l’angle de la promenade Vanier et du Queensway. Il vaut le détour. On s’y retrouve? 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications

Guy Lafleur, un géant, un vrai!

Guy Lafleur, un géant, un vrai!

Temps de lecture: 8 minutes

 

Fallait bien que j’appelle Ménick, le barbier des sportifs, pas plus tard que le jeudi après-midi, la veille du décès de Guy Lafleur, pour lui demander des nouvelles toutes fraîches du Démon blond, me doutant tout de même un peu de la réponse. Sa réponse fut instantanée : « Il n’en a plus pour longtemps notre Flower. On va bientôt se réveiller, un bon matin, et il ne sera plus là.»

Je ne me doutais pas que ce matin serait celui du lendemain. Voyez-vous, Guy Lafleur a été loyal jusqu’à sa mort. Ménick était un ami du numéro 10. Depuis son arrivée avec les Canadiens, il est toujours allé voir Ménick pour se faire coiffer. Et quelle chevelure…!

J’ai à peu près tout lu, écouté et regardé dans les jours qui ont suivi son décès. Une foule de souvenirs me sont venus à l’esprit. Je vous les lance pêle-mêle.

Élève, ensuite étudiant, je fais mes devoirs à la maison, le soir.

Lors des soirs de matchs des Canadiens, j’arrête les devoirs pendant que Lafleur est sur la glace… et je recommence quand il quitte la patinoire. Les devoirs n’avancent pas vite les soirs où joue le CH. Quand on manque un match, mon père ou moi, deux questions inévitables sont posées à l’autre le lendemain : « Le Canadien as-tu gagné? Qu’est-ce que Lafleur a fait? »

Mai 1979.

Je viens d’arriver au secondaire. Un de mes amis est un grand partisan des Bruins de Boston. On se nargue régulièrement. Le Canadien affronte les Bruins en demi-finale. Le but égalisateur de Lafleur à la toute fin du 7e match sème l’hystérie dans le Forum. Le CH gagnera le match en prolongation. Bien sûr, je jubile autant devant mon téléviseur que les spectateurs au Forum. C’est fou ce que le magnétisme de cet homme peut provoquer comme réaction!

16 février 1985.

Le Canadien rend hommage à Guy Lafleur lors d’une soirée spéciale au Forum. J’y suis. J’ai tout fait pour dénicher des billets auprès de mes contacts. On retire son numéro 10 à jamais, quelques mois à peine après l’annonce de sa retraite, « une annonce qui n’avait pas d’allure et qui était nettement prématurée », disais-je à tous mes amis. J’étais convaincu qu’il allait revenir. J’ai encore la chair de poule en repensant à cette soirée magique!

Le 4 février 1989.

Son retour au Forum avec les Rangers de New York. Lafleur marque deux buts contre Patrick Roy. Je crie comme un perdu en regardant le match, dans le sous-sol!

Le 30 mars 1991.

Dernier match de Guy Lafleur, avec les Nordiques, au Colisée de Québec. J’y suis, en tant que reporter pour CKAC 730. Quelle chance j’ai de faire ce métier! La grande Ginette Reno interprète (pour la première fois en public, je pense), son grand succès L’Essentiel. Une autre soirée magique et mémorable.

Aussi bizarre que ça puisse paraître, j’oublie ma première rencontre en personne avec lui. Ça sûrement eu lieu au Forum. J’y ai travaillé pour la radio et la télé de 1991 à sa fermeture.

Je me rappelle de ma rencontre avec Guy à son restaurant de Berthierville, à son autre restaurant de Rosemère. Chaque fois, il prenait le temps de s’asseoir avec moi et de jaser, longuement, de hockey et de la vie. Qui suis-je pour qu’il m’accorde ce temps?

Et puis, il y a 5 ou 6 ans, mon amie russe Natalia, avec qui j’ai travaillé aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014, est en vacances chez moi.

Elle a un stage en production de matchs avec le Canadien. Nous attendons l’ascenseur au Centre Bell. Qui arrive? Eh oui… Je lui présente Natalia. Il se met à jaser de ses voyages à Moscou et en Union soviétique. Après quelques photos et une signature d’autographe, il nous quitte. Elle reste bouche bée devant la simplicité et la générosité de cette légende.

Voilà. Guy Lafleur représentait l’excellence!

Il avait un charisme que j’ai vu chez peu de gens dans ma vie. Au fond, ce qui nous a marqué chez lui, c’est bien plus ce qu’il était à l’extérieur de la patinoire. Sur la glace, il était un très grand, le meilleur. À l’extérieur, un géant, un vrai.

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications

La Russie : pays des coeurs blessés et courageux

La Russie : pays des coeurs blessés et courageux

Temps de lecture: 5 minutes

 

J’avoue, mon blogue de ce mois-ci sort des sentiers battus. Permettez-moi de revenir sur une expérience professsionnelle, mais d’abord et avant tout une expérience humaine. Bien sûr, personne n’est indifférent aux bombardements et aux agressions russes sur le territoire ukrainien et contre sa population. Notre coeur et nos tripes sont tous avec les Ukrainiens. 

J’ignore si je vous l’ai déjà raconté dans un blogue précédent, mais la vie m’a amené à travailler quatre fois en Russie au cours des dernières années. De 2014 à 2019, j’ai travaillé à Sotchi, Kazan, Rostov et Krasnoyarsk (Sibérie), en plus d’avoir visité Moscou et Saint-Pétersbourg. Je n’ai pas logé dans de grandes chaînes hôtelières cinq étoiles; j’ai dormi chez les locaux, j’ai mangé avec le peuple, j’ai côtoyé les « indigènes ».

C’est ainsi qu’on prend le vrai pouls du paysan, qu’on découvre la vraie nature du peuple : dans son quotidien, dans son chez lui.

Au fil de ces voyages, je me suis fait des amis qui le demeureront à vie. J’ai tissé des liens que j’entretiens encore aujourd’hui. Une amie russe est même venue en vacances chez moi à deux reprises. Cette amie, je l’ai contactée la semaine dernière, pour savoir comment elle va, comment elle vit la situation actuelle de son pays et dans son pays.

Je vous assure que beaucoup de Russes souffrent des décisions de leur leader et n’appuient aucunement celles-ci, sauf qu’il leur est difficile de l’exprimer de peur de se faire arrêter et emprisonner. Ça, c’est la vraie réalité du terrain.

Je me rappelle un souper bien arrosé en 2017, à Kazan, avec mes collègues de travail russes après une journée chargée. Le sujet de Vladimir Poutine s’est immiscé dans la conversation. Immédiatement, j’ai senti les mâchoires se crisper et les propos se retenir dans la gorge. Ce n’est que quelques rasades de vodka plus tard que les langues se sont déliées.

La vérité est la suivante : les Russes vivent dans la peur et l’oppression.

Ces gens ont soif de vivre et font preuve d’un courage sans nom. Le Russe moyen est incapable de rêver avoir sa propre maison. Il n’en a pas les moyens, puisque la banque l’attend avec une hypothèque à un taux d’intérêt de 22 à 29 %. Chez nous, on appelle ça un shylock!

Alors que fait le Russe moyen? Il fait sa besogne sans se plaindre, de peur de perdre le peu qu’on lui laisse, et il engourdit son mal de vivre avec sa vodka à 60 % d’alcool. Bien sûr, je résume cavalièrement, et cette réalité n’est pas celle de tous les Russes, mais elle est typique au pays de Poushkine.

Je me désole et je dénonce, comme tous, l’agression russe en Ukraine, mais je refuse de juger le peuple russe pour autant. Il faut avoir marché un kilomètre dans ses chaussures pour le comprendre.

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications

Une mauvaise performance suffit à faire fondre vos exploits précédents comme neige au soleil…

Une mauvaise performance suffit à faire fondre vos exploits précédents comme neige au soleil…

Temps de lecture: 6 minutes

 

« On n’est aussi bon que son dernier reportage! ». Voilà  une phrase qu’on m’a dite au début de ma carrière médiatique, il y a maintenant plus de 30 ans, et elle est aussi vraie aujourd’hui.

En somme, ce que ça dit, c’est que vous avez beau briller et épater lors d’un travail ou d’un mandat, si vous êtes nul et à plat lors du mandat suivant, les gens se rappelleront de vous pour cette mauvaise performance. Ils vous évalueront sur ce mauvais résultat, effaçant tous les autres faits marquants précédents. Un éternel recommencement… d’où l’importance de savoir se motiver, peu importe la nature du client et du travail exigé.

Je vous donne un exemple concret en ce qui me concerne. 2014. J’anime les Jeux olympiques, puis, les Jeux paralympiques de Sotchi. Je passe six semaines en Russie au cours desquelles je flotte sur un nuage. Imaginez-vous, le sommet mondial en matière d’animation. Je suis au service de la planète entière. Je jubile et je savoure chaque moment.

Retour au Québec fin février.

Mon tout premier mandat consiste à animer les quilles à TVA Sports. On tourne pendant trois jours au mythique Salon de quilles Champion (maintenant fermé) à Greenfield Park, sur la Rive-Sud de Montréal. Un tournoi impliquant une trentaine des meilleurs joueurs de partout au Québec.

En l’espace de quelques jours, je passe des J.O. aux quilles!

La première chose qu’on me dit en arrivant pour la première journée d’enregistrement? « Ouais, tu vas t’emmerder à faire les quilles, toi qui arrives de Sotchi. »

L’appréhension de mes collègues d’enregistrement était légitime. Mais ils ne me connaissaient pas. Du tac au tac, je leur réponds qu’il n’y a pas de petit projet, que je travaille de la même façon, que je sois dans un prestigieux aréna aux J.O. ou dans un salon de quilles local. Et c’est vrai.

Et je me rappelle cette fameuse phrase. Si je me laisse aller à la facilité ou à l’ennui aux quilles, on va se rappeler de moi comme étant un commentateur nonchalant, désintéressé, ce que je ne suis pas. Les quilles à Greenfield Park ne sont pas les Jeux de Sotchi en termes d’ampleur, mais pour le diffuseur qui m’engage, son événement est tout aussi important et il mérite le meilleur de moi-même.

Croyez-le ou non, ce tournoi de quilles a été un régal à enregistrer, moi qui n’aime pourtant pas jouer aux quilles. J’y ai appris un tas de choses et j’ai ri à en avoir mal au ventre. Pourquoi?

Parce que je me suis investi exactement comme je l’avais fait quelques semaines auparavant pour commenter les 22es Jeux olympiques d’hiver. Tout ça, parce que j’ai fait preuve de respect pour le client et de professionnalisme pour mon métier.

Chez G5 Communications, c’est ainsi qu’on vous aborde, qu’on vous traite et qu’on travaille pour vous. Parce qu’on n’est toujours aussi bon que son dernier mandat, le vôtre!

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications

La pression de réussir

La pression de réussir

Temps de lecture: 6 minutes

 

En ce mois de février, nous sommes en plein Jeux olympiques d’hiver de Pékin, ou Beijing, c’est selon. Ces Jeux me rappellent inévitablement ma propre expérience d’animateur-annonceur aux J.O.

Nous célébrons d’ailleurs ce mois-ci le 20e anniversaire des Jeux d’hiver de Salt Lake City 2002, mes tout premiers Jeux où j’ai eu le privilège de travailler. J’ai même reçu, le 11 janvier dernier, une invitation spéciale pour une réception officielle, à Salt Lake City, pour commémorer cet anniversaire, invitation envoyée à tous ceux et celles qui ont travaillé à cette XIXe olympiade d’hiver.

On n’a aucune idée de la complexité et de la lourdeur d’une telle organisation tant qu’on ne l’a pas vécue de l’intérieur. Je me rappelle, début février 2002, mon arrivée dans la capitale du Utah. Les majestueuses montagnes aux pics enneigés témoignent dès le premier coup d’œil de l’immensité de cet événement. Tout ce qui suivra me rappellera combien c’est gros, combien c’est suivi et jusqu’à quel point les yeux de la planète sont rivés sur nous. Et puis, à peine quelques jours après être descendu de l’avion, ma cheffe d’équipe de production m’informe que je suis l’heureux élu pour annoncer, en anglais, avec quelques mots de français, la cérémonie officielle de l’arrivée de la flamme olympique au centre-ville de Salt Lake City.

Où veux-je en venir avec tout ça? Un mot: pression.

La pression de savoir que je suis retransmis, en direct, par les réseaux de télé du monde entier, que la planète m’entend et que ma marge d’erreur est inexistante.

Pas de prise deux. Si je cafouille, il est trop tard.

Je dois présenter le président du comité organisateur des Jeux, Mitt Romney (qui sera, en 2012, le candidat républicain à la présidence des États-Unis), le gouverneur de l’État, le maire de Salt Lake City, le président du Comité international olympique et tout un aréopage de personnalités (et d’égos) tout aussi distinguées les unes que les autres.

Le scénario de déroulement est rodé au quart de tour. Plus de 100 000 personnes sont amassées sur la place publique pour cette cérémonie, un moment charnière et significatif des Jeux s’il en est un, et un moment hautement historique pour la ville et pour l’État.

Ma voix retentit partout grâce à un système de haut-parleurs sophistiqué. On me donne le signal dans mes écouteurs, et c’est parti… pas de filet de sécurité, je fonce. Je suis sur l’adrénaline, je sais déjà que c’est un moment dont je me souviendrai toute ma vie.

En bout de ligne, ce que je veux vous dire, c’est que nous sommes familiers et habitués, chez G5 Communications, à ce genre de pression.

Chacun des membres de l’équipe a connu le direct, un échéancier serré, la haute voltige sans filet de sécurité. Au risque de me répéter, votre projet n’est pas moins important que ces J.O. de 2002. Il est de plus petite envergure, mais non moins important.

Et c’est ainsi que nous l’aborderons.

La pression de réussir et d’être les meilleurs? Nous la connaissons. Elle nous nourrit et nous oblige à nous surpasser. Pour vous. Nous l’avons toujours fait et nous continuerons à le faire.

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications

Raconter l’expérience

Raconter l’expérience

Temps de lecture: 6 minutes

 

D’abord, bonne année 2022 à toutes et à tous! Si 2021 a été l’année où nous avons osé (c’était le thème de nos blogues l’an dernier), nous vous proposons une nouvelle année de blogues sous le signe des anecdotes.

En effet, à la suggestion (brillante) de notre directrice des communications, Louise Bourget, nous vous raconterons l’envers du décor, les coulisses dans nos blogues de 2021, mais, toujours en lien avec les communications.

Comme le souligne si bien Louise, les membres de l’agence ont un bagage non négligeable de vécu qui mérite d’être raconté à nos lecteurs, à nos clients. Ce que vous voyez est toujours le reflet de ce qui a été fait avant, en amont. Et cette partie du travail faite en amont, personne (ou presque) n’en est témoin.

Mon premier exemple de l’année est tout récent. Le mois dernier, j’ai animé une soirée grandiose de boxe au Centre Bell à Montréal. Soirée de championnats mondiaux au cours de laquelle nous avons travaillé à la production télévisuelle et à l’animation pour l’un des plus grands réseaux de sport au monde, le réseau américain ESPN.

Si vous aviez acheté le forfait à la carte, vous m’avez vu annoncer les combats en direct du ring, en plein milieu du Centre Bell. Bien sûr, il n’y a pas de place à l’erreur lorsqu’on est en direct (on travaille sans filet de protection) et lorsque, de surcroît, le tout se déroule à l’antenne d’un réseau majeur auquel a accès la population des États-Unis presque en entier.

Donc, vous me voyez présenter les belligérants. Une présentation colorée, j’en conviens, mais somme toute fluide et brève. Puissante mais expéditive.

Ce que vous ne savez pas, c’est qu’il y a une bonne quinzaine de détails hyper importants qui font partie de cette présentation. Ce que vous ne voyez pas, c’est les bouts de notes, les flèches, le surlignage et les annotations sur ma feuille de présentation. Un vrai charabia pour qui n’est pas familier avec ça!

Je ne peux et veux rien oublier : noms, poids, villes d’origine, fiches, couleurs de culotte (c’est vrai), catégorie de combat, surnom, informations relatives (feuille de route, exploits antérieurs), entraîneur, juges, arbitre, superviseur, organisme de surveillance, médecins, officiels de combat, commanditaires, présentateurs et promoteurs.

Absolument TOUT y est, et TOUT doit être dit. Au bon endroit, dans le bon ordre, avec le bon ton, en tenant compte du délai que j’ai avec le système de haut-parleurs de l’édifice et les directives du régisseur de plateau pour la télévision… en direct!

J’ai environ une minute pour que toutes ces données sortent en ressemblant à un court poème écrit de main de maître ou une ballade livrée dans une chorégraphie bien orchestrée.

Une minute pour livrer le fruit d’un travail d’environ… une heure. C’est le temps que j’aurai consacré, préalablement, à la cueillette, la vérification, la rédaction et la coordination de toute cette information.

Ainsi en est-il lorsque nous travaillons pour chacun de nos clients. En communications stratégiques comme pour un événement mondial majeur, le gros du travail est fait en amont de manière à ce que, le temps venu, notre client soit lui aussi mis de l’avant comme un champion du monde digne de ce nom.

Sans faille et avec punch!

Les petits détails AVANT font les grands succès APRÈS. Ça, c’est G5 Communications.

 

Christian Gauthier
Président et conseiller senior
G5 Communications